Chessmate

Gambit du roi

Le Gambit du roi commence par 1.e4 e5 2.f4. Les Blancs offrent le pion f pour détourner le pion e noir du centre, puis cherchent à jouer d4 et à utiliser la colonne f semi-ouverte. Le cours des Blancs travaille le Kieseritzky, la défense moderne et la défense Fischer, et le cours des Noirs répond avec la défense Cunningham et ...Qh4+ contre les déviations précoces.

Cours à entraîner

Les cours sur Gambit du roi organisent les principales bifurcations et réponses en variantes à travailler sur l’échiquier.

Pourquoi travailler le Gambit du roi

Le Gambit du roi commence par 1.e4 e5 2.f4.

Le Gambit du roi commence par 1.e4 e5 2.f4. Les Blancs offrent le pion f pour détourner le pion e5 du centre, puis visent d4, un développement rapide et la colonne f semi-ouverte.

Ici, un souvenir flou coûte cher aux deux camps. Les Blancs peuvent perdre l’initiative sur un seul coup lent, et les Noirs peuvent se retrouver à l’étroit s’ils s’accrochent trop longtemps au pion de plus. La plupart des variantes sont courtes et forcées, donc quelques lignes bien travaillées couvrent déjà beaucoup de parties réelles.

Chessmate propose un cours sur le Gambit du roi avec les Blancs et un cours sur le Gambit du roi avec les Noirs. Les deux se croisent dans les mêmes positions, mais chaque camp y a une tâche différente.

Le premier choix : accepter ou refuser

Après 2.f4, ce sont les Noirs qui fixent le caractère de la partie. 2...exf4 accepte le pion et mène aux lignes Kieseritzky, Fischer, moderne et Cunningham. Refuser avec 2...Bc5 ou 2...d5 garde l’égalité matérielle et oblige les Blancs à justifier leur roi affaibli.

Quelle que soit ta couleur, apprends d’abord les lignes acceptées. Ce sont les plus fréquentes en ligne, et c’est là que se décide si le développement rapide des Blancs vaut un pion.

Kieseritzky : la ligne d’exemple des Blancs

Le gambit Kieseritzky après 3.Nf3 g5 4.h4 g4 5.Ne5.

Quand les Noirs protègent le pion f4 avec 3...g5, les Blancs attaquent la chaîne de pions avec 4.h4. Après 4...g4, le cavalier ne recule pas et saute en e5. De là, il vise f7 et g4, et les pions noirs de l’aile roi deviennent des cibles.

La ligne d’exemple du cours des Blancs suit la défense berlinoise avec 5...Nf6 6.Bc4 d5 7.exd5 Bd6 8.d4. Les Blancs roquent, répondent à ...Qxh4 par Qe1 et échangent les dames. Dans la finale, l’activité des pièces compte plus que le pion de moins. Cette ligne montre que le gambit ne finit pas toujours par une attaque de mat.

Les autres lignes Kieseritzky suivent la même logique. Contre les défenses Kolisch et Paulsen, les Blancs récupèrent souvent du matériel en g4 et terminent leur développement. Contre le Long Whip avec 5...h5, les Blancs jouent Bc4 et d4 et visent une aile roi que les Noirs ont déjà affaiblie.

Des réponses plus calmes pour les Noirs

La défense moderne après 3...d5 4.exd5 Nf6.

Tous les joueurs des Noirs ne défendent pas le pion avec ...g5. La défense moderne avec 3...d5 rend le pion central pour ouvrir vite les lignes. Les Blancs donnent échec avec Bb5, prennent en c6 puis se développent. Le cours entraîne les deux reprises, car 6...Nxc6 et 6...bxc6 changent la structure des Noirs.

La défense Fischer avec 3...d6 prépare ...g5 sans autoriser Ne5. Les Blancs répondent par d4 et, après ...g4, ramènent le cavalier par g1 et e2. Travaille ce schéma à part : le recul semble étrange jusqu’à ce que tu voies que le centre tient.

Cunningham : la ligne d’exemple des Noirs

La ligne principale Cunningham après 5.e5 Ng4 6.O-O d5.

Le cours des Noirs s’articule autour de 3...Be7, la défense Cunningham. Le fou prépare ...Bh4+, et les Noirs se développent sans trop avancer les pions de l’aile roi. Dans la ligne d’exemple, les Blancs gagnent de l’espace avec e5, les Noirs frappent le centre avec ...d5, reprennent en d6 et roquent. Ensuite, ...Qb6 met d4 sous pression sur la diagonale qui mène au roi blanc en g1.

Les autres quatrièmes coups des Blancs demandent leurs propres réponses. Contre 4.d4 et 4.Nc3, les Noirs ouvrent le centre avec ...d5 et donnent échec en h4 quand cela gêne le roi blanc. Contre 4.h4, le cavalier va en h5 et les Noirs attendent l’occasion de prendre en passant après g4. Contre 4.g3, les Noirs prennent le pion puis attaquent le centre.

Pièges et variantes secondaires à reconnaître

Après 3.Nc3 Qh4+, les Blancs doivent déplacer leur roi.

Quand les Blancs jouent autre chose que 3.Nf3, l’échec de la dame en h4 prend de l’importance. Dans les lignes Mason-Keres, Villemson et Tartakower, les Noirs combinent ...Qh4+ et ...d5, et le roi blanc perd le droit de roquer. Le cours avec les Noirs couvre aussi le gambit du fou avec 3.Bc4, où les Noirs préparent ...d5 avec ...c6 et ouvrent le centre avant que les Blancs aient fini leur développement.

La même idée apparaît dans les lignes refusées. Après 2...Bc5, le naturel 3.fxe5 tombe sur 3...Qh4+, et la dame peut redonner échec en e4. C’est pourquoi le cours des Blancs répond par Nf3, c3 et d4. Il entraîne aussi le contre-gambit Falkbeer avec 2...d5, où les Blancs chassent la dame noire et vont vers une finale tranquille, ainsi que la défense Miles avec 2...Nc6 3.Nf3 f5.

Par quoi commencer

Ta couleur décide du premier cours.

  • Si tu joues 1.e4 et veux gambiter, commence par le cours sur le Gambit du roi avec les Blancs. Apprends la ligne d’exemple Kieseritzky, puis ajoute les défenses moderne et Fischer.
  • Si tu affrontes le Gambit du roi avec les Noirs, commence par le cours sur le Gambit du roi avec les Noirs. Apprends la ligne principale Cunningham, puis les réponses à 4.d4, 4.Nc3 et 4.h4.
  • Avec les deux couleurs, révise tôt les lignes avec ...Qh4+. Elles sont courtes et décident beaucoup de parties rapides.

Dans le Gambit du roi, il faut se souvenir du coup qui change le plan. Répète les branches jusqu’à ce que 4.h4, 3...Be7 et l’échec de la dame te deviennent familiers.